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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:45

La section SNASUB-FSU de Paris 8 s'associe au communiqué d'organisations syndicales, politiques et associatives de Paris 8.


Le secrétaire de section.
Henri Fourtine

 

 

Communiqué d'organisations syndicales, politiques et associatives de Paris 8

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:45

Non à l’entrave à la liberté d’expression et de débat à l’Université

 

Un colloque à propos du conflit du Proche-Orient devait se tenir à l’Université de Paris VIII les 27 et 28 février 2012, avec l’autorisation du président de l’Université.

 

Ce dernier est revenu sur son autorisation le 17 février.


Sans approuver la totalité des points de vue qui auraient pu s’exprimer à cette occasion, l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE)* estime inadmissible :

 

- que le président de Paris VIII ait pu se rétracter,

 

- que l’Université française ne puisse, contrairement aux traditions acquises, être un lieu où la liberté de débat et d’expression soit totale

 

Des pressions auraient-elles été exercées ?

 

UJRE 

 

Paris, le 21 février 2012

 

* L’UJRE, issue du mouvement de résistance Solidarité » naît en 1943, dans la clandestinité, dans et par la Résistance à l’occupant nazi.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:43

Saint-Denis, le 21 février 2012

 

Monsieur le Président,

 

Le Snesup vous demande instamment de revenir sur votre décision de vendredi concernant la tenue d'une manifestation intitulée "Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël, un Etat d’apartheid ?"


Nous ne nous prononçons pas sur le contenu de cette manifestation, ni sur son intérêt ou son caractère judicieux, mais uniquement sur sa nature de manifestation militante offrant un cadre d'expression à des universitaires dans l'exercice de leur libre expression. Compte tenu du statut de la quasi-totalité des participants, il s'agit incontestablement d'une manifestation de ce type, et votre communiqué ne le nie d'ailleurs pas; mais de ce fait les deux raisons que vous invoquez pour lui retirer votre autorisation ne nous apparaissent pas recevables, et ne justifient pas la décision d’annulation.


Le maintien de l'ordre public ne saurait justifier à lui seul l'interdiction d'une expression collective, si polémique soit-elle. De plus la fin du communiqué présidentiel semble impliquer que le trouble de l'ordre public viendrait, non des organisateurs de la manifestation, mais des oppposants à celle-ci — auquel cas vous autoriseriez ces fauteurs de trouble — non désignés d'ailleurs — à exercer un droit de censure sur les discussions au sein de l'Université, ce qui nous paraît tout-à-fait inacceptable.


L'indépendance intellectuelle de l'Université ne saurait non plus être menacée par une expression collective universitaire, si militante soit-elle. Ce raisonnement conduirait à interdire le discours militant dans l'Université au seul motif qu'il est militant, ce qui est en contradiction totale avec les libertés universitaires. La réunion prévue est bien sûr d’essence militante, et l’Université n’a donc pas à lui apporter son soutien ès-qualités, ce qui est déjà le cas semble-t-il. Si confusion il y a eu sur le statut non officiel de la manifestation (utilisation non autorisée du logo, par exemple), il est également normal de demander que cette confusion soit levée, et les logos retirés. Mais l’annulation de l’autorisation ne peut s’appuyer sur ce seul motif.


Aucune des deux raisons invoquées par votre communiqué ne paraît donc suffisante pour justifier ce qui constitue un acte grave dans le cadre d’une Université, l’interdiction de l’expression publique de membres de la communauté universitaire. Une telle interdiction pourrait se justifier uniquement dans le cas d’une expression relevant de l'apologie de crime de guerre ou de crime contre l’humanité, ou de l'incitation à la discrimination ou à la haine raciale. Encore cela serait-il invoquable ex post, et non ex ante, puisqu’autrement il s’agirait d’une censure préalable.


L'expression universitaire doit rester libre, et limitée par le seul respect des principes de tolérance et d'objectivité que la déontologie universitaire impose. Nous vous demandons donc instamment de garantir cette liberté d'expression, et d'autoriser la tenue de la manifestation "Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël, un Etat d’apartheid ?", quitte à prendre toute mesure utile pour que cette manifestation se déroule dans le calme, et sans préjudice des suites que des déclarations contraires aux lois en vigueur pourraient avoir, si de telles déclarations avaient lieu dans le cadre de cette manifestation.


Nous vous prions, Monsieur le Président, d'accepter l'expression de nos sentiments respectueux.

 

 

Pour la section,

Pierre Gervais

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:39

Monsieur le Président de l’Université de Paris 8,

 

L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), comme de très nombreux partisans de la liberté d’expression et du respect du droit, est consternée par votre décision d’annuler le colloque qui était prévu dans votre université les 27 et 28 février prochains sur le thème « Israël, Etat d’apartheid ? »

 

Alors que vous aviez accepté ce colloque, vous avez cédé 8 jours avant sa tenue aux injonctions du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), qui vous reproche de contrevenir à « l’interdiction de la provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse envers des personnes ou groupes de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une race, une ethnie, une religion ou une nation ».

 

Le BNVCA (Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme), officine au service de l’Etat d’Israël, déclare quant à lui que le colloque incite la haine de l’Etat juif et pousse à l’acte antisémite et vous demande également d’interdire ce colloque sous peine d’un dépôt de plainte. Par ailleurs vous évoquez vous-même des risques de troubles à l’ordre public.

 

Nous avions déjà vu à l’œuvre ces mêmes groupes Il y a un an, le 17 janvier 2011 ils obtenaient avec d’identiques pressions que le débat prévu sur le même thème à l’ENS avec Leila Shahid et Stéphane Hessel soit annulé et interdit. Des pressions ministérielles avaient même accompagné celles du CRIF.

 

L’ordre public dont il s’agit serait-il celui qui impose le silence sur le sort de la Palestine ? Les universités et les chercheurs n’aiment traditionnellement pas en France l’ordre public qui dicte les réponses, et interdit les questions.

 

Le chantage à l’antisémitisme que brandissent le CRIF et le BNVCA est abject. Conforme à la stratégie israélienne d’assimilation du sionisme au judaïsme, il prend en otage tous les juifs citoyens de tous les pays du monde qui refusent que des crimes soient commis en leur nom. Il favorise l’antisémitisme en amalgamant les termes « juif », « sioniste » et « israélien ». Céder à un tel chantage n’est ce pas accepter cette confusion et ce qu’elle implique ? N’est-ce pas la politique d’Israël et de ses défenseurs qui constitue un trouble à l’ordre public, et non les colloques organisés par des universitaires attachés au droit et à la justice ?

 

Vous dont l’Université se réclame de valeurs humanistes et de justice, n’ignorez pas que la politique de l’Etat d’Israël est l’objet de vives contestations au nom de ces valeurs depuis de nombreuses années, y compris parmi la population juive d’Israël et du monde entier.

 

L’occupation et la colonisation continues des territoires palestiniens, le non respect du droit international par Israël et l’impunité constante dont cet Etat jouit, ses crimes de guerre, le régime de lois ségrégatives qu’il met en place contre ses citoyens palestiniens, ont conduit au cours des dernières années au renforcement du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui se développe depuis 2005 à l’appel de la société civile palestinienne, à l’image du mouvement qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

 

Ce mouvement est devenu incontournable parmi les courants qui interpellent l’opinion publique internationale, et c’est ainsi que la Semaine contre l’Apartheid israélien se produit depuis 8 ans dans diverses universités de plusieurs pays importants (Etats Unis, Royaume Uni, etc).

 

En novembre dernier s’est tenue au Cap en Afrique du Sud la troisième session du Tribunal Russell pour la Palestine, constitué de personnalités prestigieuses dont beaucoup appartiennent précisément au monde universitaire. Les conclusions du Tribunal, dont le président d’honneur est Stéphane Hessel, confirment que la politique de l’Etat d’Israël est bien une politique d’apartheid, que la société civile doit recréer l’esprit de solidarité qui avait marqué la campagne de boycott du régime d’apartheid sud-africain, et que « l’Assemblée générale des Nations Unies doit demander un avis consultatif à la Cour Internationale de Justice afin d’étudier la nature de l’occupation prolongée des territoires palestiniens et la politique d’apartheid ».

 

Par ailleurs, le rapport d’information pour la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale, remis en décembre dernier par le député Jean Glavany, ancien ministre de l’Agriculture, décrit la question de l’eau comme "révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen-Orient".

 

Tous antisémites, tous menteurs ? Interdit de réfléchir et d’interroger, de chercher à comprendre ? Quel programme pour l’université française ! Monsieur le Président, céder au chantage serait accepter la loi du silence qui est une loi maffieuse, ce serait déshonorer votre université.

 

C’est pourquoi nous vous demandons instamment de revenir sur votre décision d’interdire le colloque.

Nous complétons notre requête en vous demandant de bien vouloir nous recevoir.

Soyez assuré, Monsieur le Président, de l’expression de notre haute considération,

 

Jean-Guy Greilsamer et Pierre Stambul,

Coprésidents de l’UJFP

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:36

Permettez-moi de trouver tout à fait regrettable l’annulation du colloque organisé, les 27 et 28 février prochains, par des étudiants, membres du collectif Palestine Paris 8, dans les locaux de l’Université. Il est dommage que les services de l’Université aient cédé au chantage du CRIF et du BNCVA qui avait déjà utilisé les mêmes arguments fallacieux en 2011, alors qu’un colloque devait avoir lieu à l’ENS.

 

Le BNCVA, quant à lui, utilise la menace, les pressions et la désinformation "ce type de colloque procède de la pire propagande palestinienne qui depuis 11 ans, incite à la haine de l’Etat Juif, et pousse à l’acte antisémite, notamment dans ce département de Seine Saint Denis". Il n’y a aucune incitation à la haine de l’Etat d’Israël, qui compte nombre de citoyens qui ne sont pas de religion juive ; les actes antisémites ont largement diminué et particulièrement en Seine-Saint-Denis. Mais peu importe au BNCVA qui préfère démontrer, même sur la base de faux arguments, que toute personne qui critique l’Etat d’Israël est dangereuse, voire terroriste.

 

Il ne faudrait pas oublier que le Tribunal, il y a pratiquement un an, jour pour jour, a rappelé qu’interdire le colloque de l’ENS relevait d’« une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion » et qu’en des termes particulièrement sévères, le jugement en référé a récusé l’argument d’un potentiel « trouble à l’ordre public » lié aux thèmes retenus et considéré que les requérants du collectif « pouvaient légitimement inscrire leur initiative dans la tradition de réunions de l’ENS ouvertes au public ».

 

S’interroger sur le concept d’apartheid est un acte qui revient bien aux membres de la communauté universitaire dont les étudiants font partie. Que les étudiants de votre université organisent la mise en réflexion à propos de ce concept est signe d’une maturité politique et citoyenne.

 

Il est légitime de s’interroger sur ce que signifie l’apartheid. La Convention contre l’apartheid érige l’apartheid en crime contre l’humanité car « les actes inhumains résultant des politiques et pratiques d’apartheid et autres politiques et pratiques semblables de ségrégation et de discrimination raciales » en crimes internationaux (art. 1). Elle définit en son article 2 le crime d’apartheid comme – « […]englob[ant] les politiques et pratiques semblables de ségrégation et de discrimination raciales, comme elles sont pratiquées en Afrique australe » – et « les actes inhumains […] commis en vue d’instituer ou d’entretenir la domination d’un groupe racial d’êtres humains sur n’importe quel autre groupe racial d’êtres humains et d’opprimer systématiquement celui-ci ».

 

Il y a bien matière à s’interroger, à échanger et à comprendre au vu des politiques menées par l’Etat d’Israël et constatées par de très nombreux observateurs, qui ne sont en rien des ennemis de cet Etat.

 

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans les enjeux de construction de connaissances. Que ce colloque soit organisé dans l’enceinte de l’université est un signe d’ouverture sur le monde et correspond aux missions du monde éducatif. Il serait dès lors dommageable de l’annuler. Ne cédons pas aux pressions qui nous poussent vers l’obscurantisme au détriment de la confrontation avec la réalité qui suppose de chacun de nous une prise de responsabilité et un engagement solidaire.

 

Mireille Fanon Mendès France
Fondation Frantz Fanon
Membre du bureau national de l’UJFP

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:22

Sur l'annulation du colloque prévu à Paris 8


UAVJ  s'oppose énergiquement à la suppression du colloque de Paris VIII, prévu les 27 et 28 février à l’Université Paris VIII. Ce colloque, organisé par le collectif Palestine de Paris VIII, comptait sur la participation d’intervenants internationaux. Cette interdiction constitue une atteinte grave à la liberté d’expression.


Les documents annonçant l’événement, dans le cadre de la Israël Apartheid Week, ainsi que la participation de certains intervenants internationaux – dont Omar Barghouti, animateur de la campagne BDS International – indiquent que le colloque  aurait  soutenu le « boycott total » d’Israël tel que promu par la Campagne BDS International, qui définit Israël comme un Etat illégitime.

 Une Autre Voix Juive combat ces positions, mais  refuse  que le débat se solde par une censure. Nous considérons que ces idées doivent être combattues, mais de manière publique et démocratique, et non par une interdiction. Une Autre Voix Juive considère que le débat public sur les conditions d’une « paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » doit se tenir sans restriction, et soutient les positions du « Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens », en appelant à des sanctions internationales contre la politique d’Israël, à la suspension conditionnelle de l’accord préférentiel UE-Israël, au boycott des produits provenant des colonies, et au désinvestissement d’entreprises, qui, comme Orange, participent à, ou profitent de la colonisation.

Pour le CRIF, les actions visant la politique d’Israël seraient « provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse envers des personnes ou groupes de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une race, une ethnie, une religion ou une nation. »  Cette position est un sophisme indéfendable et aboutirait à une restriction inacceptable à la liberté de manifester, par le boycott, une opposition collective à la politique d’un gouvernement, ou aux actes d’une entreprise violant les droits de l’homme. De plus, la position du CRIF revient à  une position antisémite  selon laquelle   tout citoyen français juif  soutient  la politique du gouvernement d’Israël. Le boycott n’est en aucune manière dirigé contre des personnes, mais contre la politique d’un gouvernement.

Le boycott global d'Israël, inacceptable pour la majorité de l'opinion française, inefficace et diviseur dans ses effets, est injustifiable en son contenu. Il isolerait les démocrates israéliens dans l'opinion publique israélienne, renforcerait la droite israélienne, et les courants palestiniens hostiles à une paix fondée sur deux Etats.


La notion de boycott global d'Israël, comme  l’utilisation, par BDS International du concept d'apartheid pour englober sous ce même vocable les discriminations contre les citoyens non juifs d'Israël et la colonisation en Cisjordanie,--où des éléments d'apartheid sont incontestablement présents--  contribuent à faciliter les attaques de forces politiques intéressées à limiter le droit d'expression et de manifestation dans notre pays.

Une Autre Voix Juive  considère que ces positions doivent être combattues, mais s’oppose à toute restriction de liberté d’expression dans le débat sur les conditions d’une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens.


Une Autre Voix Juive
Le 19/02/2012

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:59

Nous apprenons avec stupeur et étonnement la décision de la direction de l'Université de retirer, après l'avoir donné, l'autorisation de la tenue d'un colloque intitulé « Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l'appel au boycott international : Israël : un État d’apartheid ? », qui devait se tenir les 27 et 28 février prochains à Paris 8 sous l'égide de spécialistes venus de différents pays. Stupeur de constater que ce mobile serait lié, selon les informations que nous recevons, à une sorte de diktat imposé par une organisation extérieure à notre institution.

 

L’argument de « risque à l'ordre public » ne saurait faire illusion. Nous sommes étonnés devant une sanction correspondant à une forme de censure d'un autre âge, en tout cas étrangère aux pratiques de débats dans l'université française. Étonnement plus grand encore lorsqu’on observe qu'elle s'applique dans une université, Paris 8 Vincennes à Saint Denis, dont l'histoire est particulièrement marquée par son refus de s'enfermer dans l'entre soi du seul débat scientifique en s'ouvrant au traitement des grandes questions qui agitent les sociétés contemporaines. C'est d'ailleurs dans cet esprit que la direction de l'université semblait avoir donné quitus à diverses organisations politiques de « gauche » pour tenir réunion à Paris 8 le 11 et le 21 février.

 

Dans un contexte international, marqué depuis un an par la montée de mouvements sociaux qui remettent en cause les régimes politiques institués depuis 50 ans en Méditerranée, il serait particulièrement anachronique que notre université apparaisse vouloir se tenir à l'écart des nouveaux enjeux qui s'y nouent.

 

Le collectif du département REMOMA et celui de l'équipe ERASME, se déclarent en ce sens ouvert à tous les débats, et à l’approfondissement des relations avec les enseignants chercheurs des pays du sud de la Méditerranée.

 

Pour le Département Méditerranée/Monde Maghrébin

Signataires: Ali ben Ali Zineb,Mahmoud Bessai, Ahmed Dahmani, Hafidh Hamdi Chérif,

Hassen Hirèche, Aissa Kadri, Sophia Lamri, Gérard Prévost, Kamel Saidi.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:55

À l’attention de Pascal Binczak, Président de l’Université Paris 8   

 

Nous, organisations syndicales et associations de Paris 8, dénonçons l’annulation du colloque « Israël un Etat d’apartheid ? » organisé par le collectif Palestine de Paris 8.

 

L’annulation de ce colloque préalablement autorisé par la présidence et le Conseil d’administration de l’Université (ayant même reçu une subvention du FSDIE de 2500€) est une remise en cause intolérable de la démocratie, de la liberté d’expression et de réunion au sein de notre université.

 

Ainsi, suffit-il qu’une organisation extérieure à l’université exprime son désaccord avec le contenu d’un colloque pour que la présidence plie à ses injonctions ?

 

Si aujourd’hui ce colloque est annulé, qu’en sera-t-il demain des réunions et assemblées que nous sommes amenés à organiser publiquement sur la fac et qui participent à la vie culturelle et intellectuelle de l’université ?

 

Pour ces raisons, nous vous demandons de revenir sur votre décision d’annulation et de permettre l’organisation de ce colloque dans les meilleures conditions au sein de l’université. Si tel n’est pas le cas, nous mettrons nos moyens à disposition de la mobilisation pour la bonne tenue de ce colloque en les murs de Paris 8.

 

CGT, La Dionysoise, NPA, Oxygène, SUD-étudiant, Tikli, UEAF, UEC, UNEF

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:49

200 nouveaux noms d'universitaires et de chercheurs ont en effet été ajoutés hier.

 

Nous avons reçu beaucoup de signatures depuis, venues d'universitaires et de chercheurs, mais aussi de centaines de personnes issues de multiples milieux et horizons. Patience, la liste actualisée de ces siignataires sera bientôt publiée.

 

En attendant, la "liste des 200" est disponible en suivant ce lien.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 21:49

À la communauté universitaire, à la communauté en général,

La direction de l’université Paris 8 a décidé de retirer une autorisation de tenue de colloque en ses murs (« Israël, un État d’apartheid ? », prévu les 27 et 28 février prochains). Nous condamnons cette décision. Les raisons invoquées dans la lettre d’information aux personnels sont insatisfaisantes en l'état et insuffisantes dans les motifs avancés.


D’après le communiqué de la direction, l’utilisation du logo de Paris 8 fait problème, sans que celui-ci soit clairement identifié : puisque le colloque est censé se tenir dans les locaux de Paris 8, nous ne voyons pas qu’il y ait contradiction institutionnelle. L'université, dont la nôtre, a vocation à accueillir et reprendre les débats contradictoires qui traversent la société, selon l'exigence d'une probité intellectuelle et de libre expression. Il n'y a pas là caution d'une position arrêtée, mais affirmation d'une nécessité de penser les conflits, comme l'indique l'accord préalablement donné, en cohérence avec d'autres colloques, comme par exemple celui intitulé « Tsiganes Nomades, un malentendu européen ».


La direction estime que l’indépendance de l’université est menacée par l’apparence universitaire du colloque. Or, tant que celui-ci n’a pas lieu, et au vu des participants[1], comment présumer que cette manifestation ne serait pas « universitaire », si tant est que ce terme ait, en l’occurrence, quelque signification probante ? La neutralité, principe intangible de l’Université avancé pour retirer l’autorisation, n’est pas un principe fondamental de quelque colloque que ce soit : qu’il porte sur la politique d’Israël ou sur les paysans de l’an mil, la recherche universitaire ne saurait être neutre, ne saurait se passer d’allers-retours entre le passé et le présent, ne saurait renoncer à l’interprétation. L’université Paris 8 s’est signalée dans l’histoire et aujourd’hui par son engagement et son refus d’une « neutralité » vide de sens.


Aucun élément nouveau ne permet donc de justifier que l’autorisation préalablement donnée en bonne et due forme soit retirée.


À moins que les éléments nouveaux ne soient extérieurs et parfaitement étrangers au colloque lui-même. Ainsi la direction de s’émouvoir de « vives réactions laissant présager un risque sérieux de troubles à l’ordre public et de contre-manifestations »[2]. Ce sont donc les réactions présumées qui sont à l’origine du retrait, et non le colloque lui-même qui avait bien reçu autorisation. Ce sont donc des pressions extérieures qui motivent le revirement de la direction de l’université. De quelque côté que proviennent ces pressions[3], elles sont, à nos yeux d’universitaires, irrecevables et contraires à l’éthique de la recherche collective.


C’est pourquoi nous demandons que le colloque soit maintenu dans le murs de Paris 8.


Éric Alliez, Antonia Birnbaum, Stéphane Douailler, Nicolas Fretté, Ninon Grangé, Aurore Jacquard, Maria Kakogianni, Georges Navet, Emmanuel Pehau, Jacques Poulain, Plinion Prado, Lucie Rey, Patrice Vermeren

[1] Les participants sont des spécialistes de la question, venus de nombreux pays étrangers. Cf. l’article de Julien Salingue, participant au colloque, dans Médiapart : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/170212/le-crif-ordonne-la-censure-luniversite-paris-8-, Julien Salingue est doctorant en science politique à Paris 8, il enseigne à l’université d’Auvergne.
[2] Communiqué de la direction de l’université à la communauté universitaire, 17 février 2012.
[3] Julien Salingue incrimine un communiqué du CRIF appelant à la censure de ce colloque et annonçant qu’il « pourrait être susceptible de provoquer des troubles manifestes à l'ordre public », « art. cité ».

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