LE PROGRAMME DU COLLOQUE, AVEC LES RÉSUMÉS DES INTERVENTIONS, EST DISPONIBLE EN CLIQUANT SUR CE LIEN.
Le blog du Collectif Palestine Paris 8
LE PROGRAMME DU COLLOQUE, AVEC LES RÉSUMÉS DES INTERVENTIONS, EST DISPONIBLE EN CLIQUANT SUR CE LIEN.
Malgré la censure du Président de l'Université, le Collectif Palestine Paris 8 a tenu à assurer le colloque "Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l'appel au boycott international : Israël, un État d'apartheid ?" les 27 et 28 février 2012 dans le cadre du Festival Printemps Palestine, de l'Israel Apartheid Week et de la Semaine anticoloniale.
Dans quelle mesure le terme « apartheid » peut-il être appliqué à la politique conduite par l’État d’Israël à l’égard des Palestiniens ? Sur quels fondements repose la campagne internationale de boycott d’Israël, initiée par la société civile palestinienne en juillet 2005, et largement inspirée du mouvement international de boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid ?
Autant de questions auxquelles ont tenté de répondre nos intervenants durant les six tables rondes proposées.
Découvrez ou redécouvrez les différents thèmes abordés durant ce colloque et les interrogations qu'ils peuvent susciter!
Non à la censure, oui à la liberté d'expression !
1ère table ronde : Etat des discriminations en Israël
- Le concept d’apartheid en droit international : questions pour une application au cas d’Israël, par François Dubuisson : cliquer ici
Malgré les pressions et la fermeture de l’Université Paris 8, le colloque « Israël : un Etat
d’apartheid ? » s’est tenu les 27 et 28 février, à la Bourse du travail de Saint-Denis. Comme prévu, se sont pas moins de 300 personnes qui ont assisté aux tables rondes pendant ces
deux jours. Les interventions des invités et les débats ont été d’une grande qualité, et malgré quelques difficultés liées au changement de lieu d’organisation de l’événement, nous pouvons dire
que ce colloque est une réussite.
Contrairement à ce qu’ont affirmé, avant la tenue du colloque, les détracteurs de l’initiative, au premier
rang desquels le CRIF et ses affidés, aucun « trouble à l’ordre public » et aucun « dérapage » n’a évidemment été constaté. Le Président de Paris 8, qui a repris à son compte ces
soi-disant « menaces » pour justifier sa décision d’annuler l’autorisation accordée au colloque, aura d’autant plus de mal aujourd’hui à continuer de défendre bec et ongles sa
scandaleuse décision.
La fermeture de l’Université Paris 8 les 27 et 28 février était une décision grave et irresponsable. La
bonne tenue du colloque démontre que cette décision était en outre grotesque et ridicule.
Qui plus est, cette fermeture a empêché des centaines d’étudiants, traités comme des êtres immatures qu’il
fallait protéger du colloque (et d’eux-mêmes), de pouvoir assister, au sein de leur université, à des interventions et à des débats qui leur auraient permis de s’informer, d’exercer et de
développer leur esprit critique.
Nous regrettons enfin que toutes celles et tous ceux qui ont contesté le sérieux et le pluralisme des
intervenants ne soient pas venus assister et participer aux débats. Il est vrai qu’il est plus aisé de jeter des anathèmes et de demeurer dans l’ombre que de constater et de reconnaître que l’on
s’est, volontairement ou non, trompé.
A n’en pas douter, de nouvelles initiatives du même type seront organisées et nous nous félicitons déjà que
vendredi soir à l’IEP de Lyon ait lieu une conférence autour de la même question : « Israël, un Etat d’apartheid ? ». Nous espérons que tous ceux et toutes celles qui nous ont
soutenus, mais aussi les sceptiques, se joindront à ces prochains événements, afin d’isoler encore un peu plus les petits procureurs de l’inquisition qui s’attribuent le droit de décider
quelles questions peuvent être posées dans les universités.
A bas la censure, vive la liberté d’expression !
Lettre de Ziad Medoukh,
Palestinien, professeur de français et responsable du département de français
à l'université Al-Aqsa, Gaza
J’ai appris avec indignation qu'à la suite de pressions exercées par quelques institutions prétendant représenter la communauté juive en France, une université française avait décidé d’annuler un colloque international qui devait avoir lieu dans ses locaux, sur le thème : "Israël : un Etat d’apartheid ? ".
Cependant, j’ai été très satisfait d’apprendre la mobilisation, partout dans le monde, de chercheurs et
d’universitaires de bonne volonté qui ont exprimé leur refus de cette annulation touchant le milieu universitaire et la liberté d’expression dans un pays démocrate. J'ai de même
apprécié la position de beaucoup de personnes et d’associations juives qui l'ont dénoncée.
Le combat pour préserver ce colloque se poursuit. Dans plusieurs universités françaises, des centaines d'étudiants unissent leurs forces afin que les débats, la liberté d'expression et de la pensée y soient garantis, loin de toutes pressions extérieures
Que le colloque soit maintenu ou annulé, on peut dire qu' Israël restera un Etat d’apartheid et raciste qui pratique au quotidien des mesures inhumaines contre les Palestiniens vivant dans les territoires occupés de 1967, et dans les territoires de 1948.
Que les chercheurs présentent leurs travaux dans ce colloque ou non, Israël restera un Etat qui viole les droits les plus fondamentaux des Palestiniens.
Que le public universitaire suive les différents débats de ce colloque ou non, Israël est un Etat qui pratique le terrorisme d’Etat dans son attitude vis à vis des Palestiniens.
Depuis sa création, Israël massacre, assassine, tue les Palestiniens tous les jours. N’est-ce pas un apartheid ?
Israël considère les citoyens arabes qui vivent dans les territoires de 1948, comme des citoyens de seconde zone. N’est-ce pas un apartheid ?
Israël construit un mur de la honte en Cisjordanie et impose un blocus inhumain à la population civile de la bande de Gaza. N’est-ce pas un apartheid ?
Israël est un Etat colonial, il érige tous les jours de nouvelles colonies dans les territoires palestiniens. N’est-ce pas un apartheid ?
Toutes les pratiques et toutes les mesures israéliennes appliquées sont celles d’un Etat d’apartheid.
Que le colloque soit
maintenu, ce qu’on espère pour l’indépendance de l’université et pour la liberté d’expression ou qu'il soit annulé, et
cela est une honte pour une université qui prétend défendre la liberté d’expression, de toutes les façons, Israël restera un Etat d’apartheid !
Nous venons de prendre connaissance du communiqué de la direction de Paris 8 informant la communauté universitaire de la fermeture administrative de l'établissement jusqu'au 29 février.
La direction de Paris 8 rejette la responsabilité de cette décision grave sur les organisateurs du colloque « Israël : un Etat d'apartheid ? » qui, malgré l'interdiction prononcée par le Président, avait décidé de maintenir le colloque à l'Université.
Nous assumons le choix que nous avons fait et ne nous considérons pas comme responsables de la fermeture de l'Université, grave décision que nous condamnons. Car c'est bien l'obstination du Président à refuser la tenue du colloque à Paris 8, malgré la lettre des 500 universitaires et chercheurs, malgré les protestations des étudiants de Paris 8 (plus de 1000 pétitions signées!), malgré les condamnations de la plupart des syndicats et associations de l'université, et malgré les prises de position de plusieurs départements de Paris 8, qui a conduit à cette situation de blocage.
En décidant de fermer l'Université, la direction de Paris 8 reconnaît implicitement qu'elle est isolée et qu'elle n'a pas les moyens de faire respecter sa décision illégitime. Organisé à Paris 8, le colloque, avec un riche programme et plus de 300 inscrits, aurait été un succès, de toute évidence intolérable pour certains.
En prenant cette décision et en invoquant les prétendues « menaces » (lesquelles?) qu'aurait fait planer le colloque, le Président sacrifie les libertés pédagogiques et la liberté de critique qu'il prétendait défendre en interdisant l'événement. Nous invitons donc l'ensemble des étudiant-e-s de Paris 8 à exercer ces libertés, dont ils viennent d'être abusivement privés, en assistant au colloque.
Nous l'avons toujours dit : le colloque aura lieu. Mais il ne pourra bien évidemment pas se tenir dans une université fermée par son Président. En conséquence, et au vu de l'urgence, nous avons décidé d'organiser le colloque à la Bourse du travail de Saint-Denis, aux dates et heures prévues.
Le colloque débutera, à 9h, par une déclaration du Collectif Palestine Paris 8, revenant sur les conditions « particulières » de la tenue du colloque. La presse est bien évidemment conviée à ce rendez-vous, à l'occasion duquel elle pourra poser des questions aux organisateurs et organisatrices.
Un accueil sera organisé à Paris 8 pour expliquer la situation aux étudiant-es et pour diriger vers la Bourse du travail celles et ceux qui n'auraient pas eu l'information.
Nous appelons donc tous les inscrits et toutes celles et tous ceux qui veulent participer au colloque à se retrouver lundi matin, à partir de 8h45, à la Bourse du travail de Saint-Denis (9-11 rue Génin, Métro Saint-Denis Porte de Paris, LIgne 13).
Le Collectif Palestine Paris 8
Soutenu par : AURDIP, FASE, Oxygène, Sud-Étudiant-e-s, Tikli, UEAF Paris 8, UNEF Paris 8, UEC, NPA.
Le Président de l'Université Paris 8 vient de prendre la lourde décision de fermer l'Université lundi et mardi.
Le colloque n'aura donc pas lieu à Paris 8, mais à la Bourse du travail de Saint-Denis, aux heures et aux dates prévues.
Rendez-vous demain, à partir de 8h45, à la Bourse du travail de Saint-Denis (9-11 rue Génin, Métro Saint-Denis Porte de Paris, ligne 13).
Le colloque ne se déroulera pas « comme si de rien n'était » et commencera bien évidemment par une déclaration des organisateurs explicitant les conditions dans lesquelles l'initiative a été finalement organisée.
La presse est conviée à venir. Les organisateurs répondront à toutes les questions.
Un accueil sera organisé à l'Université pour celles et ceux qui n'auront pas eu l'information.
Désolé pour tous les désagréments, dont nous ne sommes évidemment pas responsables !
A demain pour le colloque.
Le Collectif Palestine Paris 8